jeudi 17 mai 2012

10 questions pièges

mardi 31 janvier 2012 à 13h08

À moins de ne pas vraiment être intéressé par la fonction proposée, difficile d’aborder l’entretien d’embauche de manière tout à fait décontractée. Après tout, cette entrevue peut changer le cours de votre vie. Il est donc bien normal de ressentir une certaine nervosité. En préparant vos réponses aux questions pièges suivantes, vous affronterez toutefois l’épreuve avec davantage de confiance en vous. 

1. De quelle réalisation êtes-vous le plus fier ?

Résistez à la tentation de vous épancher sur l’obtention de votre brevet de natation et citez des prestations pertinentes pour le poste que vous convoitez. La réponse idéale à ce genre de questions n’est généralement pas le fruit de l’inspiration du moment. Apprenez à lire entre les lignes des offres d’emploi pour épingler les qualités essentielles recherchées par votre futur employeur. Si votre réponse prouve sans l’ombre d’un doute que vous vous intégreriez parfaitement à l’organisation, c’est 1-0 pour vous.
Un exemple ? Si l’entreprise de vos rêves recherche avant tout un élément doté de l’esprit d’équipe, ne vous privez surtout pas de décrire avec enthousiasme le projet collectif grâce auquel vous avez bluffé vos profs d’université.

2. Quelles sont vos attentes salariales ?

Une question délicate, a fortiori si vous venez de quitter les bancs de l’école. Menez l’enquête au préalable afin de vous faire une idée des salaires pratiqués pour la fonction considérée. En règle générale, mieux vaut toutefois s’abstenir de mentionner un montant. En effet, vous n’êtes pas intéressé par l’argent, mais par l’expérience que vous pourrez acquérir au sein d’un environnement stimulant. Vous ne jouerez franc jeu sur la question du salaire que dans la dernière ligne droite avant la signature du contrat. Et même à ce moment-là, vous donnerez de préférence une fourchette plutôt qu’un chiffre exact.

3. Parlez-moi un peu de vous.

Un classique parmi les classiques ! Le risque est grand de raconter des choses qui n’intéressent pas du tout le recruteur ou qui en disent plus long sur vous que vous ne le voudriez. N’hésitez donc pas à répondre par une autre question, histoire de tâter un peu le terrain. Le DRH souhaite-t-il en savoir plus sur vos ambitions professionnelles ou sur votre vie privée ? Ici encore, l’important est de parler d’activités, de centres d’intérêt, de traits de caractère… qui cadrent bien avec l’organisation que vous espérez rejoindre. Si vous parvenez en plus à donner l’illusion que votre réponse est spontanée, vous aurez fait un pas de plus vers le job de vos rêves.

4. Vous vous retrouvez totalement par hasard dans l’ascenseur avec le grand patron de l’entreprise où vous souhaitez par-dessus tout travailler. Comment feriez-vous pour le convaincre de vous embaucher le temps de ce trajet ?

Une question chère à Steve Jobs ! Disposer d’un elevator pitch en béton représente une aide précieuse pour le développement de votre carrière. Le secret consiste à résumer en un minimum de mots qui vous êtes, ce qui vous différencie des autres et pourquoi l’entreprise ne doit pas vous laisser filer. Demandez-vous pourquoi vous êtes né pour travailler dans l’entreprise X et quelles qualités font de vous le candidat idéal pour le job. Vous avez 15 secondes pour convaincre votre interlocuteur que tout ce que vous avez fait jusque-là vous prédestinait à cet instant.
En panne d’inspiration ? Vous trouverez des idées sur www.15secondpitch.com.

5. Comment vos collègues de stage vous décriraient-ils ?

Voici une façon détournée de vous questionner sur vos points forts. Faites un compte rendu enthousiaste de votre stage en insistant sur vos principales qualités, tant sur le plan professionnel qu’humain. Si, en plus d’être un excellent comptable, vous êtes une personne serviable et sympathique, n’hésitez pas à le faire savoir. Si vous avez gardé contact avec des personnes rencontrées lors de votre stage, cela vaut aussi la peine de le mentionner.

6. Comment vous y prendriez-vous pour gagner la confiance d’un client fort de 30 ans d’expérience ?  

Restez modeste, mais pas trop. Même si le client a 30 ans d’avance sur vous, vous pouvez quand même l’impressionner par vos connaissances techniques et vos idées. En tant que jeune talent, votre plus grand atout tient dans votre parfaite maîtrise des derniers développements dans votre secteur. Il va aussi sans dire que vous avez beaucoup à apprendre d’un tel vieux briscard.

7. Pourquoi devrions-nous vous choisir, vous, plutôt qu’un autre candidat ?

C’est la grande question, celle qui résume le véritable enjeu. Elle n’est pas toujours formulée aussi ouvertement, mais la finalité reste la même. C’est le moment de vous vendre sans complexe. Structurez votre réponse ! Mettez l’accent sur des réalisations pertinentes et sur les raisons qui prouvent que vous seriez le complément idéal à l’expertise existante.

8. Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Encore une question bien ciblée dont la réponse en dit long sur vous. Ne restez pas vague et formulez un objectif clair en rapport direct avec le poste à pourvoir. Assurez à votre interlocuteur que vous souhaitez exceller par vos connaissances techniques et évoluer dans votre fonction. Affirmez-lui qu’il n’y a selon vous pas meilleur environnement pour atteindre ces objectifs que son entreprise !

9. J’ai remarqué un trou de six mois dans votre CV. Qu’avez-vous fait durant cette période ?

Il n’y a absolument pas de honte à se retrouver temporairement sans travail, mais vous ferez meilleure impression si vous n’avez pas passé ce temps à vous tourner les pouces. Vous pouvez bien sûr opter pour une formation complémentaire, mais le travail comme bénévole ou n’importe quelle autre forme d’engagement social est tout aussi valable. Du moment que vous montrez que vous n’êtes pas du genre à baisser les bras. 

10. Que feriez-vous avec un million de balles de ping-pong ?

« Euh, ouvrir une boutique sur le Web où je vendrais les balles au kilo ? » Le but de ce genre de questions absurdes – et faites-nous confiance, on risque de vous les poser – est de voir comment vous réagissez face à l’inattendu. Êtes-vous capable d’improviser ? Si vous répondez sans vous démonter par une boutade, vous disposerez d’une longueur d’avance évidente sur le candidat hyper anxieux qui passera après vous.

Manu Sinjan

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