Femmes de tete
mardi 26 avril 2011 à 12h00

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L’enquête menée par le cabinet de chasseurs de tête Heidrick & Struggles à laquelle ont participé 257 femmes managers confirment la prédominance masculine à la tête des entreprises. Pas moins de 93 % des CEO sont des hommes. De plus, près de deux femmes interrogées sur trois estiment que leur ascension est, consciemment ou inconsciemment, freinée par un « réseau de solidarité masculine ».
Seules 19 % d’entre elles sont convaincues de l’égalité entre hommes et femmes. D’après les études, les pouvoirs publics obtiennent les meilleurs résultats dans ce domaine. Il s’agit d’ailleurs du seul secteur à s’être doté d’un programme volontariste visant à promouvoir les femmes aux postes à responsabilités.
La majorité des femmes managers – un peu plus de 50 % – ont, par contre, le sentiment que leur supérieur direct soutient leur volonté de gravir les échelons. Le problème se situe donc ailleurs. En effet, la perception selon laquelle les femmes seraient moins flexibles que leurs homologues masculins persiste toujours, leurs enfants passant avant leur carrière. Dans cette logique, il ne devrait pas non plus y avoir de place pour les « nouveaux hommes » à la tête des entreprises, mais étrangement cet état de fait n’est pas confirmé par les différentes études qui ont été réalisées.
Près de 60 % des femmes interrogées sont pourtant convaincues de pouvoir combiner leur emploi à plein temps et leur vie familiale, même si elles reconnaissent qu’il est difficile de trouver et de maintenir un équilibre constant. Malgré tout, seule la moitié d’entre elles opterait pour un emploi à temps partiel. Les études ne permettent toutefois pas d’expliquer les raisons de ce choix : est-ce que les femmes aiment réellement travailler à plein temps, ou craignent-elles de perdre toutes leurs opportunités de faire carrière ?
Mais l’ambition d’accéder au sommet de la hiérarchie reste plus que jamais présente. Pas moins de 85 % des femmes veulent se retrouver en haut de l’échelle pour mieux influencer la politique et la stratégie de leur entreprise, et près de la moitié reconnaissent qu’une rémunération plus élevée constitue un stimulant supplémentaire.
Les femmes interrogées ont confiance en elles mais elles estiment que la plupart des femmes actives manquent d’ambition et n’osent pas s’affirmer. Une grande majorité d’entre elles est même persuadée qu’elles méritent une promotion car elles possèdent la personnalité et les compétences requises pour briller au sommet de leur entreprise ou de leur organisation. Mais encore faut-il qu’on leur en laisse la possibilité...
Manu Sinjan



