jeudi 17 mai 2012

Le burn-out avant 30 ans : les trois grands coupables

jeudi 09 juin 2011 à 09h25

Raison 1 : des employeurs trop exigeants

Les statistiques relatives aux maladies professionnelles telles que le stress, le burn-out et la dépression ne sont pas légion. Il ressort toutefois des témoignages de soignants et de victimes que le burn-out affecte de plus en plus de jeunes de moins de trente ans.
D’après une enquête réalisée en 2010 par la Fondation Dublin sur les conditions de travail en Europe, l’évolution des attentes y est pour beaucoup :

  • Pour 67 % des travailleurs, le rythme du travail dépend de plus en plus de demandes directes qui obligent à une réponse immédiate.
  • La proportion de travailleurs déclarant que leur rythme de travail dépend du contrôle direct de leur supérieur hiérarchique est passée de 33 % en 2000 à 37 % en 2010.
  • La proportion des salariés contraints à respecter des normes précises de qualité dans le cadre de leur travail a augmenté de 69 % à 74 %.

En d’autres termes : les attentes sont plus élevées. Une situation sans doute plus difficile à vivre par des jeunes sans expérience que par des professionnels aguerris.

Raison 2 : tendance des jeunes à placer la barre trop haut

Une autre théorie est fondée sur le fait que les jeunes nouvellement débarqués sur le marché de l’emploi sont impatients de faire leurs preuves. Après des études fructueuses, ils veulent aussi briller sur le plan professionnel. Ceux qui ont la chance d’être recrutés par des entreprises réputées offrir de belles opportunités de carrière aux jeunes talents - pensez à Procter & Gamble, Unilever ou Deloitte - ne tardent pas à prester des semaines de 70 heures « parce que c’est comme ça ».

Un autre piège dans lequel tombent couramment les jeunes qui commencent à gagner leur vie consiste à multiplier les achats afin de prouver leur aisance matérielle. Le perfectionnisme et l’incapacité à dire « non » incitent également les jeunes à placer la barre très haut.

Raison 3 : nécessité d’être disponible à tout moment

Selon des études récentes, le burn-out peut également résulter d’une sorte d’obligation à rester constamment en ligne. Les jeunes dans la vingtaine, en particulier, ne s’imposent pas de limites quand il s’agit des ordinateurs portables, des smartphones et autres Blackberry. Et cela finit par se retourner contre eux.

Notre conseil : prenez du recul !

Les spécialistes soulignent enfin que, si des causes communes peuvent expliquer l’augmentation des cas de burn-out chez les moins de trente ans, chaque cas doit être étudié individuellement. L’épuisement n’est pas toujours dû à un travail trop exigeant. Il peut découler de problèmes relationnels de longue date ou de la sous-estimation de la pression allant de pair avec le job de vos rêves.
On connaît ainsi plusieurs cas de jeunes qui, impatients d’exercer leur responsabilité sociale, optent pour un métier d’aide aux jeunes en difficulté pour se rendre compte au bout de quelques mois de la difficulté d’assumer ce rôle d’oreille attentive.

Geert Degrande

 

   

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