jeudi 17 mai 2012

Tirez profit de chaque conflit

lundi 29 mars 2010 à 17h25

© Thinkstock

Aucun lieu de travail n’est épargné par les conflits. Il est donc nécessaire de s’accommoder consciemment des altercations auxquelles vous devrez inévitablement faire face un jour ou l’autre. Avant que vos émotions ne prennent le dessus et que les mots dépassent vos pensées, il est préférable de trouver une solution.

Si possible, il est toujours préférable de désamorcer un conflit avant que la situation ne dégénère. Par ailleurs, il est tout à fait normal de ne pas toujours pouvoir s’entendre avec tout le monde. Il est simplement bon d’être conscient que dans de telles situations, vous pouvez adopter un certain nombre de stratégies en fonction de votre évaluation de la situation et de votre relation avec la personne en question.


Parfois, une altercation entre deux collègues où entre partenaires professionnels peut avoir des effets bénéfiques, surtout si vous êtes capable de maîtriser votre colère et de tenir compte du point de vue de la partie adverse. Une divergence d’opinion bien gérée peut vous en apprendre bien plus sur votre personnalité professionnelle que dix années de labeur sans heurts. Vous explorez ainsi vos propres limites et exprimez vos contrariétés, ce qui peut également signifier un nouveau départ dans une relation professionnelle.


Quoi qu’il en soit, il est important de réaliser que lors d’un conflit, ce n’est bien souvent pas (plus) uniquement la cause du désaccord qui est en jeu. Comme nous sommes tous des êtres humains, les émotions s’en mêlent très vite. Soyez conscient qu’il en va de même pour la partie adverse. Recherchez par conséquent une solution qui ne soit pas dictée par vos sentiments.

Concrètement, vous avez le choix entre cinq stratégies pour gérer les conflits.
1. L’adaptation
2. L’évitement
3. La lutte
4. La collaboration
5. Le compromis


Afin d’adopter la bonne stratégie, il vous faut d’une part ne pas perdre de vue la teneur du conflit et, d’autre part, votre relation avec la partie adverse. Si le contact est précieux et que vous ne souhaitez pas le mettre en péril pour une broutille, il est évident qu’il est préférable d’adopter un ton conciliateur et d’opter pour l’adaptation. Cette approche démontre en tout cas un comportement mature. Vous devez toutefois éviter de donner l’impression que l’on peut s’offrir le luxe de ne pas vous respecter.


Vous choisissez l’évitement d’un conflit quand, une fois les premières émotions assimilées, le problème ne vous apparaît plus très important. La partie adverse vous laisse également de marbre. Vous optez pour le cheminement le plus court et vous évitez d’y perdre votre temps. Évidemment, le conflit ne sera alors pas résolu.


Vous pouvez aussi choisir de lutter ouvertement pour votre cause et, si nécessaire, au détriment de votre relation avec la partie adverse. Veillez à ce qu’il s’agisse d’un risque calculé et non pas d’une réponse impulsive après vous être retrouvé dos au mur. Il est fort probable que vous obteniez gain de cause, mais vous y laisserez sûrement des plumes.


Si votre collègue ou partenaire d’affaires est tout aussi important à vos yeux que la cause du conflit, il est préférable de collaborer afin de trouver une solution. Pour créer une situation d’où tout le monde sortira gagnant, il vous faudra investir en temps, toutes les parties devant bénéficier du temps nécessaire pour exposer amplement leur point de vue. Par contre, vous en tirerez profit car le respect mutuel n’en sera que renforcé.


Au cas où la collaboration se révèle finalement impossible ou exige trop de temps, il est alors toujours possible de chercher un compromis. Vous coupez la poire en deux et la partagez avec la partie adverse. Boire du vin coupé d’eau n’est pas forcément bon, mais c’est toujours mieux que de boire de l’eau du robinet.


Manu Sinjan

 

   

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